Chaque jour je regrette de m’être fait vacciner

« Il suffira de trois mois après votre deuxième injection, ou votre première si vous avez eu le Covid, pour pouvoir bénéficier de votre rappel », a annoncé le Premier ministre lors de son allocution du 27 décembre 2021. À cette même date, et d’après les données officielles de Santé Publique France (graphes ci-dessous), on constate que 79,2 % des habitants de Nouvelle Aquitaine éligibles sont totalement vaccinés alors que moins de la moitié (36,4 %) ont reçu une dose de rappel.

Une décision inenvisageable pour certains. Si la dose de rappel permet de stimuler le système immunitaire, certains refusent d’avoir recours à cette nouvelle injection. Effets secondaires qui persistent dans le temps et lassitude face à la durée de l’épidémie font partie des principaux motifs justifiant ce choix. Suite à l’appel à témoignages lancé par Actu.fr sur les réseaux sociaux, certains d’entre eux nous expliquent leur décision.

Le lendemain de sa première et de sa deuxième dose du vaccin Pfizer, Davina Peyri-Garcia (ancienne préparatrice en pharmacie) habituellement insomniaque, a été prise d’hypersomnie. « Il y a quinze jours, j’ai dormi du lundi au jeudi sans me réveiller. Sachant qu’avant je dormais quatre heure par nuit maximum. Maintenant, je me retrouve à dormir de 70 ou 80 heures d’affilés si je ne mets pas de réveil« , ajoute la mère de deux enfants. Des symptômes qui persistent encore aujourd’hui, dix mois après sa seconde dose. Malgré la volonté de ses médecins de lui fournir un certificat de contre-indication, elle n’a toujours pas eu l’autorisation de le récupérer : « Mon médecin a voulu me faire ce certificat, mais les services de l’État lui mettent la pression pour qu’il ne le fasse pas, on lui a dit qu’il n’avait pas le droit. »

Pour Kethleen Delignette, les effets secondaires étaient différents, mais tout aussi difficiles à vivre. Depuis sa deuxième dose du vaccin Pfizer en septembre 2021, elle ressent des douleurs quotidiennes. « J’ai des règles horriblement douloureuses, et aussi de fortes douleurs en dehors de mes cycles. De l’eczéma est également apparu sur environ 40% de mon corps. À côté de ça, j’ai des démangeaisons incontrôlables, même la nuit, ma peau s’est dépigmentée, j’ai des grosses tâches sur tout le haut de mon corps, et ma peau est très douloureuse« , « Chaque jour, je regrette de m’être fait vacciner parce que j’en souffre. Mes frais pour les rendez-vous auprès de différents spécialistes s’accumulent, ça me coûte cher, et je ne m’en sors pas », explique la jeune femme de 24 ans.

Pour Pierre Bidou, qui ne souffre d’aucun effet indésirable, les raisons qui motivent son souhait de ne pas recevoir de dose de rappel sont bien différentes. À l’origine, le Bordelais s’est fait vacciner pour des raisons pratiques, afin de pouvoir circuler plus facilement, en France et en Europe, et pouvoir aller dans n’importe quel lieu avec le moins de contraintes possible. Pour lui, refuser la dose de rappel est une « question de moralité ». Face au manque de solution et à la lassitude de devoir répéter le même processus alors que le virus est toujours présent, Pierre refuse sa troisième dose du vaccin Pfizer. « Cette dose de rappel va emmener une quatrième dose et ainsi de suite. La durabilité du test PCR est réduite et sa gratuité a disparu. Cette sensation de manque d’option ne me donne pas envie de faire davantage d’effort que ces deux premières doses faites à contrecœur », explique-t-il.

Le gouvernement a prévenu : le pass sanitaire sera désactivé pour tous ceux qui refuseront de faire le rappel. Pierre en a conscience, et ne se sent pas inquiet à l’idée de changer ses habitudes pour défendre ses convictions. « Je serai privé de cinéma, de bière, de restaurant, ce n’est pas insurmontable », ajoute-t-il.

Pour l’ancienne préparatrice en pharmacie Davina Peyri-Garcia, l’absence de pass sanitaire aurait de plus grosses conséquences. Régulièrement de passage à l’hôpital pour ses enfants en situation de handicap, elle craint de ne plus avoir la possibilité de leur apporter les soins nécessaires.

De son côté, Kethleen Delignette se pose des questions sur l’utilité du pass sanitaire et se sent prête à s’en passer pour éviter la dose de rappel : « Aujourd’hui, un vacciné peut accéder à un lieu public sans aucun problème, qu’il soit porteur du virus ou non, alors qu’un non-vacciné doit fournir un test négatif. Où est l’utilité concernant la propagation du virus ? Je préfère me priver de liberté un certain temps plutôt que de mettre en péril ma santé pour une durée indéfinie« , conclut la jeune femme.

NDLR : Merci à Actu.fr d’avoir joué la transparence. On aimerait maintenant que Sud-Ouest en fasse de même, mais avec des journalistes comme Jonathan Guérin en Dordogne, adepte de sa pensée unique, qui préfère pinailler sans cesse pour essayer de contredire les infos de NoPass24 plutôt que de faire son travail d’investigation, on n’est pas prêt d’y arriver. Si Sud-Ouest était disposé à donner la parole aux victimes (pourtant nombreuses) d’effets indésirables, nous serions un peu moins suspicieux. Après tout, on ne demande que la vérité afin que les intéressés puissent prendre leur décision en connaissance de cause. NoPass24 est parfaitement conscient que cette injection puisse être bénéfique pour des personnes à risque (âge, comorbidités notamment) ; de là à vouloir l’imposer à toute la population y compris aux enfants, il est légitime de s’interroger sur les bénéfices, les risques, et les raisons.

Sources : https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/bordeaux_33063/chaque-jour-je-regrette-de-m-etre-fait-vacciner-a-bordeaux-ils-refusent-la-dose-de-rappel_47559465.html

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1 Commentaire

  1. Merci pour cet article, une fois de plus étayé et impartial. Le rappel à S-Ouest est utile en effet. Je ne lis plus les journaux locaux depuis que je n’y vois que propagande. Après la dernière guerre, L’ancêtre de la Dordogne Libre avait été interdite de parution pour propagande, qu’en sera t-il de S-O une fois toute cette mascarade dénoncée? Je leur souhaite cependant de se ressaisir et de se recentrer. Il ne fait pas bon d’être journaliste aujourd’hui. Un de mes amis Prof d’université a été surpris de constater auprès de ses élèves que le métier de journaliste était classé dernier de la liste des métiers les moins prestigieux et ce sur 23 groupes d’élèves. Les jeunes ne sont plus dupes et c’est une bonne nouvelle.

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