Ça pass en force !

Par un vote de l’Assemblée nationale et alors que nos députés (sans doute pas assez payés) n’étaient que 208 (sur 577 quand même), le Parlement a adopté ce 5 novembre le projet de loi de « vigilance sanitaire » qui permet notamment le recours au pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, et ce malgré l’opposition du Sénat. Résultat du scrutin : 118 voix pour, 89 contre et une abstention.

En vigueur jusqu’au 15 novembre, le pass sanitaire pourra donc être requis jusqu’au 31 juillet 2022, mais le gouvernement pourra décider de l’arrêter plus tôt en cas d’évolution favorable de l’épidémie (là, on peut toujours rêver).

Les députés ont inscrit dans le projet de loi une série de critères devant justifier le recours au pass : taux de vaccination, taux de positivité des tests de dépistage, taux de saturation des lits de réanimation… Mais ils n’ont pas fixé de seuils chiffrés (la porte ouverte à tout et n’importe quoi). Le gouvernement devra présenter au Parlement – au plus tard le 15 février 2022 – un rapport sur les mesures prises, leur impact sur les indicateurs sanitaires et les perspectives (comme d’habitude, en toute transparence et sans chiffres bidonnés). Ce rapport-bilan pourra faire l’objet d’un débat en commission ou en séance publique, ce à quoi s’est engagé le gouvernement (continuez à rêver).

Jusqu’à la fin de l’année scolaire, les directeurs d’écoles et les chefs d’établissements du second degré pourront avoir accès aux informations sur le statut virologique des élèves (pourquoi s’enquiquiner avec le secret médical).

L’assemblée nationale a ainsi balayé les objections du Sénat qui avait pourtant rejeté ce projet de loi à une nette majorité et qui voulait que l’échéance soit ramenée au 28 février. (ça sert encore à quelque chose les sénateurs ?).

La majorité souligne qu’un éventuel retour à l’état d’urgence sanitaire (confinement, couvre-feu…), levé en juin dernier, serait soumis à l’approbation des parlementaires (et là, vous connaissez déjà le résultat du vote). Quant au pass lui-même, une très large majorité approuve cet outil « souple et qui a fait ses preuves » depuis l’été dernier (prenez nous pour des cons), souligne le rapporteur Jean-Pierre Pont (LREM).

On peut se demander si descendre dans la rue (notamment en manifestant chaque samedi) sert encore à quelque chose. NoPass24 pense que oui car ne rien faire équivaudrait à ne pas contester et donc tout accepter. Nous savons que déambuler dans les rues depuis 17 samedis peut paraître dérisoire mais nous dérangeons et avons de la visibilité. Nos concitoyens ne vont pas rester impassibles éternellement, ouvrons-leur les yeux. Et n’oublions pas que les grandes causes ont toujours été gagnées par une minorité d’irréductibles ; soyons fiers d’être cette minorité ! Rendez-vous samedi à 10h à Périgueux comme dans beaucoup d’autres villes.

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